L’ÉCRITURE IN SITU DE CE SPECTACLE BÉNÉFICIE DU SOUTIEN
DU DISPOSITIF ÉCRIRE POUR LA RUE
Suivez la création du spectacle au jour le jour :
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du 3 au 5 juillet au festival organisé par 2R2C à Paris du 17 au 22 juillet 2012 dans le IN du festival Châlon dans la rue du 22 au 25 août au festival International de théâtre de rue à Aurillac |
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Il s’agit d’un enterrement où la morte est vivante.
LA VERF appelée aussi Frida Chaos guidera le public. Proposition absurde d’une cérémonie inventée et joyeuse pour déjouer la mort - en rire et en pleurer. Résumé Acte 1// La morte marche et sillonne un territoire urbain et fréquenté. Elle parle sans cesse comme si le temps était compté / compte à rebours et logorrhée. Il y a urgence à sortir dans la rue et à convoquer les gens à la cérémonie. Elle est enjouée et provocante. Elle cherche la proximité physique avec le public, les embrassades, boire ensemble à la bouteille, trinquer dépasser les interdits. Elle traine sa barque et propose aux gens de la suivre pour un banquet de la mort improvisé. Elle boit, elle mange et elle partage avec tous. Cette première partie se termine avec elle en Frida Chaos qui trône et défie les vivants. Acte 2// Elle s’arrête sur une petite place et déballe les trésors du fond de sa barque. Accessoires masques et squelettes, vêtements colorés et accueille chacun personnellement. Elle salue tout le monde du haut d’une tribune comme Charon, le passeur des morts grecs, elle se dresse comme la proue d’un navire. Elle narre le passage dans le monde des morts. Elle parle avec sa morte et convoque tous les morts, ceux qui sont squelettes sous la chair et ceux qui sont dans la terre. Le public se costume et petit à petit s’installe autour de la barque. Cette deuxième partie se termine en musique – elle danse. Tout le monde est prêt pour la veillée. Acte 3// Elle va s’installer dans sa « barque-tombe ». Le maître de cérémonie qui était présent depuis le début, masqué et intrigant, prend la parole et présente la morte, puis invite le public à venir rejoindre la morte allongée. Elle va inviter 4 personnes du public à venir s’allonger à ses côtés / dialogues, la morte rumine, l’invité écoute, elle invective, l’invité réagit à ce qu’elle dit, l’invité lit un texte, l’invité observe. Ils iront jusqu’à fumer et rire ensemble. Puis en musique, recueillement et émotion, grande immobilité. Rituel d’adieu. |
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En janvier Marie Do fréval et Nadège Prugnard se retrouveront pendant 1 semaine pour leur 4ième résidence de création au cœur de la ville d’Aurillac, où Nadège Prugnard est auteur en résidence depuis 2009.
deuxième performance de cette semaine de création à l’occasion de Zone libre. Toutes dents dehors, la morte résiste au froid. |
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En janvier Marie Do fréval et Nadège Prugnard se retrouveront pendant 1 semaine pour leur 4ième résidence de création au cœur de la ville d’Aurillac, où Nadège Prugnard est auteur en résidence depuis 2009.
première performance de cette semaine de création intitulée BAR-BAR. Toutes dents dehors, la morte résiste au froid.
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Après 10 jours passés au Mexique pour El Dia de los Muertos (le jour des morts), Marie-Do Fréval et Nadège Prugnard ont présenté leur troisième performance.
"Pendant la résidence au Mexique nous avons récolté un matériel visuel et des interviews qui nous ont permis de comprendre l’univers esthétique, et un nouveau rapport à la mort dont nous avions besoin. Depuis nous avons rencontré les créateurs costumes et décors et constitué l’équipe. Nous y avons aussi trouvé le personnage : Frida Chaos. Nous avons découvert la « Sainte Morte » vénérée, la « Catrina » femme digne qui pare son squelette de mille bijoux. Nous avons compris que la mort habite en nous et est juste « un squelette » à l’intérieur. Ebauche de travail autour de la transformation – tentative de masque – banquet et veillée des morts. Les extraits de texte ci-dessous sont des prises de notes. Carnet de bord et dialogue."
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LA VERF EN PERF est de sortie pour la deuxième fois sous un arbre ?
Comme pour la première performance, c’est elle qui accueille le public. Elle salue chacun par son nom au micro, puis tranquillement va s’installer dans sa « tombe–lit » (installation de fortune). 3 louves, sont gardiennes du site, ambiance à la David Lynch. Tentative de représentation de l’enfermement en 13 tableaux. Jusqu’où l’immobilisme est-il possible ? Quelle parole de l’intérieur du cercueil ? LA VERF va inviter 6 personnes du public à vernir s’allonger à ses côtés. Plusieurs tentatives de dialogues ont été tentés, elle parle seule, l’invité écoute, elle parle, l’invité réagit à ce qu’elle dit, l’invité lit un texte, l’invité observe. Ils iront jusqu’à fumer et rire ensemble.
L’immobilité incite à la parole – production plus importante de textes – validation du rapport intime avec le public.
LA VERF EN PERF 2 - Mise en boite par Bouche_a_Bouche |
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Improvisation avec une rue animée – se lancer des défis – dépasser les interdits – la mort comme vraie liberté – une errance – une fête de rue - canevas chronométré avec une succession d’actions - boire à la bouteille en pleine rue – jeter les billets par les fenêtres – s’approprier les lieux - s’assoir - se coucher - encadrer des images insolites - utiliser tous les supports urbains – se cadenasser sur un pont – réussir le baiser fougueux sur la bouche – entrer sortir des commerces de proximité – installation provisoire dans un magasin de luxe – entrée magistrale dans au restaurant.
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NOTES D’INTENTION
Ce projet s’inscrit dans la continuité de mon travail d’écriture au sein de ma compagnie, la compagnie
Bouche à Bouche qui multiplie les tentatives pour inscrire et de développer une culture de l’urgence, provoquer le sens du monde, interroger les codes de représentation du corps de la femme dans l’espace public, faire irruption, secouer la métaphore du vivant. Je veux provoquer l’au
LA RUE AVEC OU SANS PUBLIC
CONSTAT
Les périmètres de l’espace public se resserrent et on en vient à s’interroger sur ce qui nous reste comme territoire pour circuler, pour nous rencontrer sans demander sans cesse une AUTORISATION
Où sont les zones de liberté dans la ville, et de façon plus spécifique à Paris ? Répertorier les territoires morts occupés juste en surface – une vie de passage sans but sans arrêt sans face à face la ville st morte à l’aventure à a rencontre morte à l’amour morte à la mort.
Face à des limitations – délimitations - fragmentations de cet espace public nous voulons provoquer marcher sur le sol de la mort en femme vivante morte – jeu de miroir aventureux entre le mur le sol et le corps vivant
Déverrouiller les corps et les parcours imaginaires retracer les trajectoires / opérer une mise en lumière de la mort : apparition éblouissement
THEATRE DE RUE
Si les murs nous parlent ce n’est pas eux qui nous font rencontrer l’humain pour le tirer de son errance et de son automatisation. La ville métaphore de la femme est ici une métaphore d’une mort annoncée. Une mort qui ressurgit de tous ses ports. C’est cette ville souterraine cachée derrière les murs qu’il faudra interroger et donner à voir. En travaillant sur un principe d’installation in situ pour questionner le dehors dedans le corps de la mort circulant au cœur de la ville.
Il semble que la géographie de la ville comme non circulation de la mort soit un chemin à éprouver, à parcourir. Ce seront des performances déambulatoires qui reprendront la symbolique du défilé, du cortège. Toujours au centre le corps de la femme comme le corps de la ville métaphore de la mort.
Le corps incarnation de la mort dualité du vivant. Au final un rendez vous entre déambulation et installation urbaine convoquant un public pour un enterrement. Chaque personne du public jouera le rôle d’un invité.
Création ou écriture finale // un spectacle déambulatoire suivi d’une installation interactive
Le public est convié à un point de rendez vous et est conduit par LA VERF. Il se costume et participe.
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"ma morte et moi deux têtes valent mieux qu’une deux têtes de personnage principal une morte dans le corps devant derrière en dessous pour respirer par endroit pour parler du dessous du siège pour roder et frôler le nous tous assis en attente d’avoir peur avec la démangeaison de fou rire" |
"Et maintenant tu le gonfles le ballon de la mort Souffle à fond Le ballon est gonflé Vlan Poum Zac un coup de pied dans la caboche Vlan Zac saute en l’air le baigneur Coup de pied dans le bidon plein de soupe But ! But !" |
Equipe artistique
Direction artistique, conception du dispositif et interprétation : Marie-Do Fréval
Ecriture : Nadège Prugnard
Assistante à la mise en scène : Sophie Bouillot
En partenariat avec : Region Ile de France // Mairie de Paris // Théâtre d’Aurillac






































