En juin ça bouge, ça s’agite, ça se bouge toujours trop un mois de juin. Dans tous les sens, ça bouge, ça fête, ça s’habille, alors ça transpire, ça colle, ça fête à l’éventail, ça fête les pieds gonflés, ça fête trop serré dans la chemise, ça s’évanouit, ça fête, ça rate les mariages, ça va aux urgences, ça annule les spectacles et les communions, ça embouteillage, ça se précipite en week-end quand c’est riche, ça tombe en panne, ça s’étale au bar. La viande, ça s’appuie ou ça peut pour rester présentable, ça boit des pintes, ça rêve de piscine la viande pour tremper. La viande ça chauffe, ça en peut plus, ça suinte, ça a soif. Ça bouge plus, ça tourne la tête, ça respire mal, ça ralentit, ça se dessèche, ça se casse la voix, ça se bouffe la vie, ça va même plus chier, ça souffle, ça s’essouffle, ça n’accouche de rien.
Ça clignote ! Ça va pas ! Ça canicule ! Ça hurle dedans ! 
C’est trop TROP ! C’est TROPICAL !
Puis je m’écroule sur le pavé…